Puis elle le sentit relever l’ourlet de sa jupe pour en voir davantage. Elle s’étira, en écartant légèrement les jambes. Elle fondait sous ses doigts, sous ses yeux. Comme il était merveilleux d’être ainsi contemplée, alors qu’on vous croît endormie, de sentir l’homme totalement libre d’agir. Elle sentit la soie se soulever, et ses jambes se découvrir. Il les contemplait.
D’une main, il les caressait tout doucement, lentement, en profitant pleinement, sensible à la délicatesse de leur ligne, à la douceur soyeuse de la peau à l’intérieur des cuisses. Bijou avait des difficultés à rester complètement immobile. Elle désirait écarter un peu plus les jambes. La main la frôlait si lentement. Elle suivait les contours, s’attardant sur les courbes, sur le genou, puis continuait. Elle s’arrêta juste avant le sexe. Sans doute l’avait-il observée pour voir si elle dormait profondément. Avec deux doigts, il commença à effleurer son sexe, à le masser.
Quand il sentit le miel couler tout doucement, il glissa sa tête sous sa jupe et commença à l’embrasser. Sa langue était longue, agile, pénétrante. Elle dut se retenir pour ne pas se coller contre cette bouche vorace.
— Anais Nin (via carnetsintimes)




